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Line-up
- Tatiana Paris Guitare
- Nina Garcia Guitare
- Zoe Heselton Guitare
Description
[Église des Carmes | Perpignan]
Guitares d’ailleurs Nous attendons cet événement avec grande impatience et curiosité voire gourmandise. Ces trois artistes novatrices donneront tout d’abord chacune une prestation solo avant de se réunir pour un trio inédit d’improvisation, domaine dans lequel elles excellent. Nina Garcia se fait sculptrice de sons et de textures. Pour cette performance exaltante son geste frappe en énergie sonique, en tensions oppressantes et en ruptures soudaines. Tatiana Paris et son enfance nomade toujours vissée à l’âme, présente « T h a l l e », un nouvel opus en forme d’une grande balade mouvante et émouvante, absolument fascinante de singularité. Enfin, Zoe Heselton invente son propre blues moderne, en tension, souffle suspendu et soif d’apaisement. Elle y mêle douceur folk et fureur électrique, tendresse et récits de vie cabossée. ©Pierrick Pagé ©Philippe Servent ©Pauline Gouablin Tatiana Paris En 2023, Tatiana Paris en solo nous présentait « Gibbon », un album hypnotisant et expérimental. Nous ne sortîmes pas indemnes de cet étonnant voyage et très vite, les esprits encore enivrés de rêveries, l’envie de repartir avec elle chatouillait. Arrive alors « T h a l l e », son nouvel opus. Le nomadisme de son enfance toujours vissé à l’âme, elle propose une nouvelle fois des plages enchanteresses. Un orgue – comme un peintre impressionniste – prépare une toile délicatement colorée. Tatiana y esquisse, ici un peu de lichen; là, la feuille d’un grand arbre; plus loin l’océan et des algues qui ondulent. Plus le tableau évolue, plus l’artiste nous accompagne dans sa perception de tous ces différents éléments qui finissent par ne faire qu’un. Assumant plus de chant qu’avant, nous plongeons avec elle dans sa fascinante singularité. Nina Garcia Le « solo de guitare » évoque pour les uns Jimi Hendrix, pour d’autres Paco de Lucia ou les riffs signatures de Keith Richards. Malgré sa grande maîtrise technique, l’œuvre de Nina Garcia campe loin, très loin de ces approches-là. Son instrument, une pédale, un ampli et la voilà partie dans un voyage extraordinaire où les six cordes vibrent entre musique expérimentale, noise et drone; entre douceurs subtiles et grondements telluriques. Sa recherche méticuleuse dans les sons, les textures et les émotions relèvent encore de la sculpture sonore, l’introspection profonde, le don de soi sans fard. Pour cette performance exaltante son geste frappe en énergie sonique, en tensions oppressantes et en ruptures soudaines. Au détour d’un larsen sombre, une lumière blanche passe furtivement, fantomatique. Zoe Heselton D’origine britannique et maintenant installée à Strasbourg, Zoé Heselton invente son propre blues moderne, en tension, souffle suspendu et soif d’apaisement. Elle y mêle douceur folk et fureur électrique, tendresse et récits de vie cabossée. Soudain, la passion flamboyante du flamenco traverse sa guitare en un éclair et l’emporte dans un fracas bruitiste avant de s’apaiser dans un confessionnal de velour. Cette grande liberté de ton et de sons dévoilent une jeune artiste déjà en pleine maîtrise de son instrument et de son langage. Elle s’exprime sans fard, avec une sincérité désarmante et envoûtante, dans la noirceur ou la lumière. Sa voix aussi hypnotise, tantôt en feulements vulnérables, tantôt en spoken words incandescents, nourrie de poésie, de littérature, de lutte, de politique, de drame et de beauté.
